Il existe plusieurs étapes dans la vie d’un jeune basketteur : le premier double pas réussi en U9, le premier tir à trois points en U11, le premier cross en U13 et… le premier dunk ! Certains n’y arrivent jamais. La faute à un manque de taille ou de jump. Donc le dunk, c’est le graal quand on a 14 ans et qu’on joue au basketball.
Alors quand ça arrive, forcément, on le raconte à tout le monde et on filme l’évènement. Moi j’avais déjà dunker en août dernier pendant un camp de basketball, sur une contre-attaque lors d’un 5×5. Mais pas de chance, il n’y avait pas de vidéo de l’action.
Donc cette fois, on s’est pas loupé, profitant du beau temps qui règne ici en Béarn (vive les vacances), on s’offre une petite sortie basketball sur les playgrounds pour travailler un peu le tir et jouer. Alors en fin de séance, on a pas résisté de se faire plaisir, parce que oui, au basketball, quand tu dunkes, tu es bien :o)
Un playground ! Un playground ! mon royaume pour un playground ! Ô rage, Ô désespoir, Ô Covid ennemie ! Nos gymnases sont fermés et que l’attente est longue avant d’entendre à nouveau le son d’un rebond sur le bois du parquet. Mais voilà le printemps ! un rayon de soleil et hop, voilà le temps des cerises et les basketteurs fleurissent sur le bitume des playgrounds.
Alors on s’est organisé un petit tournoi. Des gars qui savent jouer, des « ballers » qui avaient faim de basketball, de ballons oranges, de paniers, de dribles de shoots… De vivre quoi.
Préparez-vous, parce que nous, on est chaud bouillant !
Compétition arrêtée, entraînements suspendus… La loose totale. Heureusement, le printemps nous autorise un retour sur les playgrounds, alors hop hop hop, on va tâter du ballon sur le bitume.
Fin d’après-midi, petite séance de work-out pour retrouver des sensations et garder la forme. Du drible, du tir, de la sueur et la joie de revivre le basketball.
Merci à coach Mam’s et coach Thomas pour m’avoir fait suer :o) #taffers #letravailcontinu
Après une intersaison faite de stages et de camps de basketball, une préparation d’avant saison studieuse dans la sueur, enfin on entre dans le vif du sujet avec le début de la nouvelle saison. Les pieds dans les starting-blocks, on démarre le championnat sur les chapeaux de roues avec trois victoires en trois matchs. Nous avons été stoppés par Lille, chez nous d’un petit point dans les dernières secondes. Rageant. Nous irons chercher notre revanche au match retour, en décembre. D’ici là, on bosse, on taffe, on transpire pour grandir et devenir meilleurs.
De retour sur les parquets après 6 mois de repos forcé. Enfin ! Je revis. C’est comme une renaissance. Retrouver ces sensations à l’entrainement, en match. Sentir monter la tension, la concentration. Je renais dans le basketball.
Game 1 – Match amical avec la sélection 14 du 93. Dès l’échauffement, reprendre mes marques, mes habitudes, ma routine. Tester les appuis, le parquet, le ballon.
Le match commence, pas d’appréhension. Premier ballon, je le reçois dans l’aile, je regarde à l’intérieur, rien. Pas moyen de rentrer en dribble non plus. Je ressors la balle mais aïe, mauvaise passe, on perd le ballon… Pas de panique, je reviens défendre.
La suite est mieux, après deux échecs au tir, je retrouve de l’adresse. Et du plaisir à jouer. Courir, sauter, dribbler, défendre. Je suis un affamé qui redécouvre le goût des plats gastronomiques !
Game 2 – Tournoi inter-comités avec la sélection U14 du 93. Un peu de stress mais la joie de rejouer efface tout, même si je manque de rythme et de repères. Les gars sont tous montés sur ressorts, de vrais piles qui carburent depuis août dernier au ballon orange dans la raquette. Je ne vais pas encore aussi vite qu’eux, alors je prends les raccourcis sur le parquet. Je reprends confiance, je m’adapte, je distribue les ballons et marque quelques paniers, j’en manque d’autres. Mais l’essentiel est là : après six mois sans jouer, je suis de retour. Encore un peu rouillé, pas tout à fait encore vif et saignant, mais de retour !
Le basket-ball est un sport d’adresse. On l’oublie trop souvent. Le dribble, c’est bien. La passe, c’est bien. Mais si les tirs ne rentrent pas, tout tombe à l’eau. Et pour être efficace et performant dans le tir, il faut le travailler et s’entraîner. Alors régulièrement, c’est à dire quasiment tous les jours, je pratique le tir, et ce depuis… assez longtemps. Dans ma chambre, sur le panier suspendu à ma porte, je shoote. Dans le panier à linge sale avec mes fringues presque pas propres, je shoote. Dans la corbeille à papier des salles de classe au collège, je shoote. Dans la poubelle, jeshoote. Et si « par hasard », je me retrouve dans un gymnase ou un play-ground avec un panier de libre, et bien, je shoote aussi !
En mode entraînement, l’objectif c’est mille tirs en une heure, une heure 15 max. Cinq spots, Vingts tirs par spots, dix séries. Oui, ça fait bien mille ! En plus, on travaille les mathématiques :o). L’important est d’avoir un partenaire pour prendre les rebonds et renvoyer la balle avec des bonnes passes. Attention, un rebondeur, ce n’est pas un larbin qui cours après les ballons, c’est un partenaire importantissime. Et ce n’est pas un luxe : sans lui, le travail du tir est fastidieux et pénible car il faut aller chercher son ballon après chaque tir et revenir au spot. Et là, il faut une nuit entière pour arriver à mille…
Moi j’ai de la chance, c’est mon père qui prend mes rebonds. Dans le temps, il jouait au basket-ball, mais ça, c’était avant. Maintenant, il est coach. Et pendant que je travaille mes shoots, lui, il améliore ses stats au rebond :o)
La mésothérapie, ce n’est pas une région du moyen orient dans l’antiquité. Non. C’est une technique de soins par injections locales sous la peau de petites doses de médicaments. Pour mon cas, un anti-douleur, couplé à un anti-inflammatoire dans les genoux. Ouaip, toujours Osgood-Schlatter.
Première séance, mardi. Salle d’attente. Je demande à mon père : »ça fait mal, la mésothérapie ? ». « Non, les piqûres sont superficielles, on ne sent rien », me répond-il. Je n’entends que « piqûre ». Du coup, je commence à stresser. Alors quand le médecin nous invite à entrer dans son cabinet, je suis comme un bleu qui doit passer le parapet des tranchées à Verdun pour la première fois.
ça va piquer
ça pique
Assis sur la table « d’opérations » je vois le médecin sortir une seringue avec une aiguille trop longue pour me rassurer. Devant ma tête décomposée, le docteur opte alors pour une seringue plus petite. « Ne t’inquiète pas, m’affirme-t’il, c’est la plus petite aiguille que j’ai celle là. » Pffffffouaaaarghmmmhhhfff, une aiguille, c’est une aiguille ! Il me croit né de la dernière pluie celui là ? « Temps mort ! » Je demande une pause. « mais je n’ai pas encore commencé », me dit le médecin, placide. Je vois s’approcher la seringue, encapsulée dans une espèce de pistolet. Le type va me trouer le genou ! Je suis le soldat Adrien, tombé au champs d’Honneur dans le no man’s land de l’Osgood-Schlatter… Trois, deux, un… Impact ! Ah oui, non, ça ne fait pas mal 🙂 Trois injections dans le genou droit, trois dans le gauche, et hop, terminé. Rendez-vous dans une semaine pour la seconde injection.
Donc forcément, moi le mardi suivant, je suis ce vétéran qui crâne devant les bleus qui n’ont pas encore vu le feu. C’est avec l’assurance du vieux briscard qui a déjà tout vu tout fait que je m’installe sur la table d’opérations… Jusqu’à ce que je vois l’aiguille. « J’ai mis une aiguille plus grande cette fois, pour plus d’efficacité », m’annonce le médecin. Quoi ? Mais pourquoi ? C’était très bien la première fois ! On ne change pas une équipe qui gagne ! Et je me retrouve dans la tranchée, au pied du parapet. Faut y aller… Soldat Adrien, le champs d’honneur t’attend.
Bon, qu’on ne s’y trompe pas, je n’ai pas peur des piqûres et des aiguilles, hein, je n’aime juste pas être surpris et pris au dépourvu :).
Knees ! Knees ! my training shoes for knees !* Je soigne mes genoux, et j’ai trop hâte d’enfin pouvoir courir à nouveau et jouer au basket-ball. Les soins et le repos continuent mais, I’ll be back soon 🙂
* Reprise douteuse mais contemporaine et médico-sportive d’après, Richard III – Acte V scène IV – Shakespeare : « A horse ! A horse ! My kingdom for a horse ! ».