La mésothérapie, ce n’est pas une région du moyen orient dans l’antiquité. Non. C’est une technique de soins par injections locales sous la peau de petites doses de médicaments. Pour mon cas, un anti-douleur, couplé à un anti-inflammatoire dans les genoux. Ouaip, toujours Osgood-Schlatter.
Première séance, mardi. Salle d’attente. Je demande à mon père : »ça fait mal, la mésothérapie ? ». « Non, les piqûres sont superficielles, on ne sent rien », me répond-il. Je n’entends que « piqûre ». Du coup, je commence à stresser. Alors quand le médecin nous invite à entrer dans son cabinet, je suis comme un bleu qui doit passer le parapet des tranchées à Verdun pour la première fois.


Assis sur la table « d’opérations » je vois le médecin sortir une seringue avec une aiguille trop longue pour me rassurer. Devant ma tête décomposée, le docteur opte alors pour une seringue plus petite. « Ne t’inquiète pas, m’affirme-t’il, c’est la plus petite aiguille que j’ai celle là. » Pffffffouaaaarghmmmhhhfff, une aiguille, c’est une aiguille ! Il me croit né de la dernière pluie celui là ? « Temps mort ! » Je demande une pause. « mais je n’ai pas encore commencé », me dit le médecin, placide. Je vois s’approcher la seringue, encapsulée dans une espèce de pistolet. Le type va me trouer le genou ! Je suis le soldat Adrien, tombé au champs d’Honneur dans le no man’s land de l’Osgood-Schlatter… Trois, deux, un… Impact ! Ah oui, non, ça ne fait pas mal 🙂 Trois injections dans le genou droit, trois dans le gauche, et hop, terminé. Rendez-vous dans une semaine pour la seconde injection.
Donc forcément, moi le mardi suivant, je suis ce vétéran qui crâne devant les bleus qui n’ont pas encore vu le feu. C’est avec l’assurance du vieux briscard qui a déjà tout vu tout fait que je m’installe sur la table d’opérations… Jusqu’à ce que je vois l’aiguille. « J’ai mis une aiguille plus grande cette fois, pour plus d’efficacité », m’annonce le médecin. Quoi ? Mais pourquoi ? C’était très bien la première fois ! On ne change pas une équipe qui gagne ! Et je me retrouve dans la tranchée, au pied du parapet. Faut y aller… Soldat Adrien, le champs d’honneur t’attend.
Bon, qu’on ne s’y trompe pas, je n’ai pas peur des piqûres et des aiguilles, hein, je n’aime juste pas être surpris et pris au dépourvu :).
Knees ! Knees ! my training shoes for knees !* Je soigne mes genoux, et j’ai trop hâte d’enfin pouvoir courir à nouveau et jouer au basket-ball. Les soins et le repos continuent mais, I’ll be back soon 🙂
* Reprise douteuse mais contemporaine et médico-sportive d’après, Richard III – Acte V scène IV – Shakespeare : « A horse ! A horse ! My kingdom for a horse ! ».